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 Tatouage - 3ième partie

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Keniori Mortback

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MessageSujet: Tatouage - 3ième partie   Dim 24 Jan 2016, 17:25

Epaule tattoo
Rien n'est tabou !


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Riche d’une histoire préhistorique, le tatouage Japonais traditionnel artistique tel que nous le connaissons aujourd’hui est issu de la période Edo, de 1600 à 1868, pendant laquelle différents courants sont établis entre tatouage punitif des criminels et tatouage des héros et guerriers samurais, le tatouage Japonais a été au cours de l’histoire du Japon un signe tour à tour glorieux et honteux en fonction des périodes, et des points de vues. Le tatouage était parfois vu comme un art dans certaines grandes villes car il faisait référence à un roman Chinois populaire “Au bord de l’eau”, Suidoken en Japonais, qui comptait les aventures viriles de héros tatoués et valeureux. Les romans étaient imprimés avec des blocs de bois, et ont inspiré de nombreux motifs de tatouages, dragons, tigres, images de légendes.

Le style de tatouage japonais est aujourd’hui un style à part entière, très codifié et influencé par les arts traditionnels nippons comme la poterie, la calligraphie, la peinture, les Noren (tentures japonaises)… La culture orale populaire et sa transmission iconographique, les signes liés à la religion (bouddhiste principalement), et les légendes japonaises sont les principales sources d’influence du tattoo japonais. Les motifs animaliers sont omniprésents, et leur symbolique particulièrement forte.
Le tatouage Japonais, ou « Horimono », comporte de nombreux motifs codifiés. Le tatouage appelé “irezumi” (“insertion d’encre”) est la forme la plus connue, qui consiste à tatouer de grandes parties du corps, idéalement l’intégralité du corps, bras, jambes, dos, torse, le tatouage traditionnel intégral japonais forme une seconde peau qui constitue une œuvre d’art à part entière, pouvant représenter l’œuvre de toute une vie, de par le temps nécessaire à sa réalisation et l’argent dépensé pouvant atteindre des sommes très importantes. Légalisé en 1945, le tatouage au Japon est souvent associé au tatouage intégral des Yakuzas, la pègre japonaise, les tatouages symbolisent donc le crime dans l’inconscient collectif depuis des siècles. De nos jours le tatouage se démocratise peu à peu au Japon, maisenc les bains publics, ou autres sources chaudes sont parfois encore interdits aux tatoués, il reste donc difficile pour un Yakuza repenti ou pour les tatoués non liés à la mafia de montrer ses tattoos, car cela reste mal vu, surtout chez les plus anciens. Le respect et l’admiration que l’on pouvait éprouver à l’égard des Yakuzas dans la société japonaise s’est lentement effrité auprès de la population. D’autre part, les jeunes japonais adeptes du tatouage sont souvent plus attirés par de petits motifs rapides à tatouer et par des modèles de tatouages liés à la culture occidentale, principalement américaine, que par le tatouage japonais traditionnel qu’ils rejettent le plus souvent.

Autres informations

Très connoté au Japon, le tatouage est également une pratique fortement ritualisée dont les origines remontent à des milliers d'années avant notre ère...
Irezumi, horimono, bunshin... il existe actuellement au Japon un certain nombre de termes pour désigner la pratique du tatouage. Bien que souvent synonymes, ces expressions recoupent cependant quelques différences :
- Horimono (de « horu », 彫る "sculpture, ciselure") se rapporte à l'ensemble des tatouages ; à l'origine, il est employé dans le milieu des fabricants de sabres pour désigner la technique qui consiste à graver des motifs sur la lame.
- Irezumi désigne le tatouage traditionnel, celui qui recouvre une partie ou l'ensemble du corps. Ses kanjis (入墨 ) signifient "insérer de l'encre". A la différence de l'horimono, l'irezumi recoupe un sens plus péjoratif et discriminatoire.
- Bunshin est une prononciation alternative d'irezumi: écrit 紋身 , il se traduit par "motifs corporels". On lui prête un sens plus ésotérique qu'irezumi qui reste plus couramment employé.

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Histoire du tatouage

. Epoque Jômon (14 000-300 avant J-C)
Les tribus aïnous se sont particulièrement familiarisées avec la pratique du tatouage, et ce dès l'ère Jômon. La tatouages aïnous se faisaient sur l'ensemble du visage, mais également sur les mains, aussi bien pour des raisons esthétiques, claniques, que religieuses, mais également pour spécifier la maturité sexuelle ou pour indiquer le statut social de la personne. On avait ainsi coutume de croire que le tatouage possédait des vertus thérapeutiques et que les parties du corps tatouées étaient protégées contre la maladie. Mais il était surtout très pratiqué chez les femmes de cette tribu qui se faisaient parfois tatouer dès l'âge de 6 ans. Les épouses étaient tatouées au visage, avec un symbole en forme de moustache juste au dessus des lèvres. Tatouage d'épouse aïnou

D'une manière générale, le tatouage féminin était considéré comme une ceinture de chasteté par les tribus aïnous, en particulier pour préserver les femmes des rapts japonais qui intervinrent au fil des siècles suivants; conscients de la mauvaise réputation qu'avait gagné le tatouage auprès des Japonais, et en particulier de leur aversion prononcée pour les femmes tatouées, les Aïnous des îles Ryukyu pratiquaient le tatouage féminin de manière à protéger leurs femmes de ces rapts qui les faisaient atterrir dans les maisons closes japonaises.
Il s'est pratiqué durant longtemps jusqu'à nos jours, en dépit des interdictions successives.

. Période Yamato (IIIe-VIIIe siècle)
S'il est fait mention de tatouages dès l'ère Jômon chez les tribus aïnous, c'est plus spécifiquement dans les tombeaux de l'ère Kofun (IIIe-VIe siècle) que l'on retrouve des statuettes en argile "tatouées", les haniwa,qui avaient probablement pour fonction d'accompagner et de protéger le défunt dans l'au-delà.

Une des premières mentions précises du tatouage se trouve dans un livre d'histoire chinois du IIIe siècle, le Gishi Wajinden, dans un chapitre consacré à l'histoire du Japon (autrefois appelé Wa):

Les hommes de Wa tatouent leur visage et leur corps de symboles. Ils aiment la pêche sous-marine de poissons et de coquillages. Il y a longtemps, ils décoraient ainsi leur corps afin de se protéger des gros poissons. Par la suite, ces symboles devinrent décoratifs. Les peintures corporelles diffèrent d'une tribu à l'autre. La position et la taille du symbole dépend du rang des individus. Ils étalent du rose et du rouge sur leur corps tout comme nous autres Chinois utilisons de la poudre.
Dans le courant du VIe siècle, la diffusion du Bouddhisme et de la culture aristocratique chinoise au Japon apportèrent avec eux une vision négative du tatouage. Les élites chinoises considéraient en effet cette pratique comme barbare, dans la mesure où le tatouage était pratiqué pour isoler un membre du reste de la communauté en lui tatouant l'idéogramme de  sa faute sur le visage. La forte imprégnation de la culture chinoise qui prédomina à partir de là et pour plusieurs siècle parmi les élites japonaises fixa le lien établi entre tatouage et criminalité.

. Epoque de Nara (710-794)
Le Kojiki (712) établit plus clairement les lois concernant le tatouage: il en existe ainsi deux types, le premier réservé aux hommes de haut rang, et le second aux criminels. Ce dernier, très souvent visible, se diffusa à grande échelle, et contribua à bien distinguer la population criminelle du reste des habitants. Les tatoués étaient qualifiés d'eta (villageois, puis par extension hors-la-loi), ou de hinin (non-humain)

.Epoque Sengoku (mil. XVe-fin XVIe siècle)
Cette époque fortement marquée par les guerres entre daimyos vit se diffuser la pratique du tatouage chez les samouraïs comme moyen d'identification. Le motif du clan tatoué sur la peau permettait ainsi de reconnaître les guerriers morts au combat, dans la mesure où les vainqueurs coupaient souvent les têtes de leurs ennemis vaincus et où les armures étaient emportées comme butin, ou simplement volées.

.Epoque d'Edo (1600-1868)
Cette époque fut centrale dans l'évolution et la considération du tatouage. Il se divisa en trois types distincts : le tatouage de corporation, le tatouage décoratif et le tatouage pénal.

Le tatouage corporatif se pratiquait depuis longtemps chez certains corps de métiers tels que les pompiers qui avaient pour coutume de se faire tatouer un dragon, divinité aquatique, pour les protéger des dangers du feu. Il était également répandu chez les tireurs de pousse-pousse, les jinrikisha. Mais c'est plus particulièrement chez les yujos (prostituées légales) et les geishas que la pratique de ce type de tatouage devint très répandue. S'il existait déjà chez cette catégorie sociale, il fut institutionnalisé à l'époque d'Edo sous le nom d'irebokuro. Ce terme, qui signifie « insérer (ireru) un grain de beauté (hokuro/bokuro) », désignait pour les amants le fait de se faire tatouer à la base du pouce un point ou un symbole de manière à ce que, lorsque leurs mains étaient réunies, ces deux motifs n'en formaient plus qu'un. Cette pratique existait également dans les relations homosexuelles entre prêtres et jeunes hommes.

Une variante de l'irebokuro, le kishibori, consistait à se faire tatouer le nom de la personne aimée accolé à l'idéogramme de « vie », et était considéré comme la marque d'un amour éternel. Les yujos se faisaient ainsi tatouer le nom de leur amant, que ce soit pour flatter le client qui les ferait accéder à un grade supérieur, ou simplement pour manifester un amour privé et sincère. Ce tatouage était le plus souvent réalisé sur la partie intérieure du bras, près de l'aisselle.

Ces deux types de tatouage étaient considérés comme dégradants par les courtisanes et les geishas de luxe qui refusaient de le pratiquer ; elles y étaient néanmoins contraintes par certains de leurs riches clients qui désiraient voir tatouer leur nom sur elles. Cependant, la majorité d'entre elles étaient averties du procédé permettant d'effacer ces tatouages à l'aide de feu et d'une herbe séchée appelée moxa. Il était ainsi courant que ces femmes se fassent poser et retirer un tatouage à mesure que leurs clients se renouvelaient.  La pratique de ce type de tatouage « sentimental» fut interdit par le gouvernement Tokugawa, dans la mesure où il s'inscrivait dans un schéma de manifestations amoureuses (se faire tatouer, se couper les cheveux ou l'auriculaire, s'arracher un ongle...) qui culminait souvent avec la pratique du shinju, le suicide rituel des deux amants.

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Le tatouage « décoratif » s'est construit en symbiose avec l'attrait pour les quartiers de plaisirs où coexistaient prostitution, théâtre Kabuki, poésie, littérature et art, notamment l'Ukyo-e, qui se développa dans les années 1650 avec l'impression sur blocs de bois. Mais ce n'est réellement que dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, avec la traduction du Suikoden  , que le tatouage décoratif prit son essor. Ce roman d'aventure chinois relatant les exploits de bandits de grands chemins fut une source majeur d'inspiration dans le renouveau du tatouage. Fascinés par leurs exploits, on se faisait tatouer leur figure héroïque, ainsi que des symboles récurrents dans l'oeuvre, tel que le dragon, le tigre... Les artistes de l'Ukyo-e qui illustrèrent cette œuvre contribuèrent à sa renommée auprès des individus et donnèrent au tatouage un style bien précis. Certains thèmes chers à ces estampes servirent également d'inspiration aux tatouages, et notamment des scènes issues des quartiers de plaisirs.
La tradition du tatouage intégral ou semi-intégral telle que nous la connaissons aujourd'hui s'est développée à la même époque avec les vestes de samouraïs appelées jimbaori (veste sans manches facile à passer sur une armure). Des héros ou des faites glorieux étaient représentés sur le dos de ce vêtement ; mais la rigidité hiérarchique qui touchait les catégories sociales s'appliquait aussi aux habits, et il était interdit aux gens du peuple de s'afficher avec un kimono ou avec ce type de veste, qui étaient l'apanage des castes de haut rang.  Pour pallier à cette interdiction, les gens du peuple adoptèrent le tatouage décoratif comme élément de mode. Il fut rapidement très en vogue, en particulier parmi les artisans qui travaillaient souvent dévêtus, et affichaient fièrement leurs tatouages pour se distinguer. Cet intérêt populaire contribua à l'explosion du métier de tatoueur au début du XIXe siècle. En dépit des interdictions successives du gouvernement, le tatouage décoratif se maintint dans les milieux artisans.

Le tatouage pénal est institutionnalisé en 1720, afin de remplacer les peines d'amputation qui frappaient les criminels. Reprenant les bases posées par le Kojiki, le tatouage punitif stigmatisa une partie des individus qui par la suite se regroupèrent autour des clans de yakuzas, d'autant plus naturellement que la marque de leur délit les prenait dans un cercle vicieux : ostracisés par la société et ayant perdu tout espoir d'y retrouver une place, les hors-la-loi s'enfonçaient d'autant plus dans le crime, de sorte qu'au final la population les redoutait encore davantage. A leur sortie de prison cependant, un certain nombre de criminels faisaient appel à des irezumishi pour camoufler leur tatouage pénal sous un autre motif (fleurs...). Les maîtres tatoueurs aussi bien que leurs clients étaient considérés comme des yakuzas ou des hors-la-loi.

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. Epoque Meiji (1868-1912)
Cette ère vint renforcer les interdictions qui touchaient la pratique du tatouage, en particulier avec l'ouverture du pays sur l'Ouest. Pour les contemporains, l'accès à la modernité se manifestait par l'adoption d'un style occidental, et le tatouage fut plus que jamais considéré comme une pratique régressive et barbare, incompatible avec ces idées nouvelles. Le tatouage, y compris pénal et aïnou, fut définitivement interdit en 1870.
Mais paradoxalement, tandis que du côté japonais le tatouage était frappé d'illégalité, du côté occidental il devint au contraire très à la mode, d'autant que l'interdiction de 1872 ne s'appliquait pas aux étrangers. Fascinés par cette pratique, nombreux furent les Européens qui décidèrent de se faire tatouer, en particulier parmi les élites : le duc d'York et le tsarévitch (les futurs George V et Nicolas II) se firent tatouer. Ce nouvel engouement occidental redonna du travail aux maîtres tatoueurs et leur permit en particulier d'exporter leur art en Europe et aux Etats-Unis par l'intermédiaire des marins, également tatoués.
Si la pratique du tatouage punitif fut abolie en 1870 sous le gouvernement Meiji, elle marqua durablement les représentations qui associent encore aujourd'hui tatouage, yakuza et criminalité.

Les Japonais et le tatouage de nos jours

L'interdiction du tatouage fut finalement levée en 1948 ; néanmoins, en raison de la longue conception négative dont a hérité cette pratique, il est encore considéré comme tabou aujourd'hui, de telle sorte que de nombreux lieux sont interdits aux personnes tatouées (l'exemple le plus fameux reste celui des bains publics)
Il l'est d'autant plus que les représentations actuelles l'associent aux groupes de yakuzas  tatoués qui l'ont depuis longtemps adopté comme signe de reconnaissance. Un tatouage complet de yakuza est long, douloureux et très cher à réaliser. En cela, il est un symbole à la fois de virilité, d'endurance, de force et de courage, mais également de loyauté à la cause et de solidarité entre les membres. C'est la marque indiquant que l'individu a choisi d'endosser un rôle dans la société parallèle du crime.
Si dans les années 80 on donnait habituellement le chiffre de 73% pour indiquer le pourcentage de yakuzas tatoués, ce chiffre est en partie à remettre en cause de nos jours, dans la mesure où cette organisation criminelle elle-même commence à prohiber le tatouage. Cette impulsion vient notamment de la nouvelle génération yakuza qui n'est pas prête à mettre autant de temps, de souffrance et d'argent dans un tatouage, et qui préfère adopter un motif occidental simple, plus rapidement réalisé avec des moyens modernes (le « Tatuu », terme japonais pour distinguer le tatouage occidental de l'irezumi). Certains choisissent parfois même de ne pas être tatoués du tout.

Ces 20 dernières années les lois contre la criminalité ont été renforcées au Japon, de telle sorte que les gangs yakuzas ont perdu une large partie de leurs revenus et de leur influence. Certains d'entre eux ont notamment choisi de réintégrer la société, et ont de fait été amenés à se faire retirer leur tatouage qui tend à ne plus être considéré comme une marque de solidarité ou de courage. Il peut arriver que les boss de certains gangs interdisent purement et simplement à leurs membres de se faire tatouer.
S'il est en perte de vitesse chez les yakuzas, il reste en revanche très apprécié chez les companions qui exercent dans les Soaplands. Ces endroits, qui couplent bains turcs et maison de passe, ont vu le jour en 1957 lorsque la prostitution sur la voie publique est devenue illégale au Japon et que les bordels ont poliment été reconvertis en bains. Ces maisons de bains, qui ne sont en aucun cas à confondre avec les bains publics, tolèrent le tatouage chez leurs employées, les fameuses companions, qui lui prêtent un fort potentiel érotique.
En dehors de ces deux organisations que sont les yakuzas et les milieux de la prostitution, on constate plus récemment que le Tatuu a gagné en popularité, notamment chez les jeunes femmes. A la différence du tatouage intégral, ce type de tatouage occidental est beaucoup moins connoté et donc en général mieux accepté dans la mesure où il est davantage perçu comme un phénomène de mode.

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Informations recueillis sur Nautiljon
Egalement sur l’ouvrage Yakuza, la mafia japonaise de David Kaplan et Alec Dubro (offert par Pikabike)


A consulter également :

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Tatouage - 3ième partie

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